Effet Tyndall : solution ou colloïde ?
Dirigez un faisceau étroit dans l’eau puis dans un sol colloïdal : seul le colloïde révèle un trajet lumineux — le test classique des particules de 1 nm à 1 μm.
Objectif
Distinguez solution vraie, colloïde et suspension par leur diffusion et reliez la largeur du cône à la taille des particules.
Matériel et réactifs
Pointeur laser ou lampe à faisceau étroit, verres d’eau distillée, sol d’amidon ou de gélatine, lait dilué, fond sombre.
Procédure
- Commencez avec la plus petite taille de particules : le faisceau est presque invisible — c’est une solution vraie.
- Augmentez la taille des particules dans la gamme colloïdale et observez le cône lumineux apparaître de côté.
- Poussez vers les tailles de suspension : le cône s’élargit encore et le milieu paraît trouble.
- Classez brouillard, lait, eau salée et peinture sur l’échelle solution–colloïde–suspension.
À observer
- Dans un colloïde, le trajet du faisceau brille vu de côté car les particules diffusent la lumière dans toutes les directions ; dans une solution vraie le trajet reste sombre.
- Plus les particules sont grosses, plus la diffusion est forte : le cône s’élargit et brille jusqu’à rendre l’échantillon laiteux.
Explication
Les particules bien plus petites que la longueur d’onde diffusent à peine (Rayleigh, ~) : les molécules dissoutes laissent le faisceau invisible. Les particules colloïdales de 1 nm–1 μm diffusent assez pour révéler le trajet — l’effet Tyndall — tout en restant assez petites pour rester dispersées par le mouvement brownien au lieu de sédimenter.
Histoire de l’expérience
Chimistes associés
Sujets liés
Expérience virtuelle : un modèle simplifié pour construire l’intuition. Elle ne remplace ni le travail réel en laboratoire ni la formation à la sécurité ; ne la reproduisez pas chez vous sans encadrement.