Tests de flamme : la couleur des ions métalliques
Placer un sel dans la flamme d’un bec Bunsen et identifier le métal par la couleur de la flamme.
Objectif
Relier les couleurs de flamme à l’émission de lumière par les électrons excités et savoir quels métaux se distinguent bien.
Matériel et réactifs
Un bec Bunsen, un fil de platine ou de nichrome propre, et des chlorures de Li, Na, K, Ca, Sr, Ba et Cu humidifiés avec de l’acide chlorhydrique dilué.
Procédure
- Passez en revue les sept métaux et notez la couleur de chaque flamme.
- Changez la quantité de sel sur le fil et voyez l’effet sur l’intensité.
- Comparez Li et Sr, Na et K : quelles paires sont difficiles à distinguer à l’œil ?
À observer
- Li et Sr donnent une flamme rouge, Ca rouge-orangé, Na jaune-orangé intense, K lilas, Ba vert pâle et Cu bleu-vert (couleurs perçues, approximatives).
- Une trace de sodium suffit à masquer les autres couleurs ; on observe généralement le potassium à travers un verre au cobalt qui filtre le jaune.
Explication
La chaleur donne aux électrons de valence assez d’énergie pour sauter vers des niveaux plus hauts. En retombant, ils émettent des photons d’énergie égale à l’écart entre niveaux. Chaque élément a son propre jeu d’écarts, donc son spectre de raies, et les raies les plus intenses du visible fixent la couleur perçue : pour le sodium, le doublet vers 589 nm est jaune. Le même principe, mesuré précisément avec un spectromètre plutôt qu’à l’œil, fonde l’analyse par émission et absorption atomiques (AAS, ICP).
Histoire de l’expérience
Chimistes associés
Sujets liés
Expérience virtuelle : un modèle simplifié pour construire l’intuition. Elle ne remplace ni le travail réel en laboratoire ni la formation à la sécurité ; ne la reproduisez pas chez vous sans encadrement.