Orbitales hybrides et délocalisation
Visualiser les lobes sp, sp² et sp³ en 3D, puis relier chaque hybridation à la géométrie, à la résonance et à l’enjeu CIP en stéréoisomérie.
Objectif
Identifier l’hybridation d’un carbone depuis sa géométrie (sp³ tétraédrique, sp² plane, sp linéaire) et s’en servir pour juger où résonance et hyperconjugaison peuvent opérer.
Matériel et réactifs
Le visualiseur d’orbitales ci-dessous ; exemples , , et le cation allyle.
Procédure
- Mettre type = 2 (sp³) et pivoter : compter les quatre lobes équivalents vers les sommets du tétraèdre.
- Mettre type = 1 (sp²) : trois lobes coplanaires à 120° ; l’orbitale p restante pointe perpendiculairement.
- Mettre type = 0 (sp) : deux lobes opposés à 180°, deux orbitales p perpendiculaires — la recette des triples liaisons.
- Attribuer l’hybridation de chaque carbone dans et préciser où doit se situer l’orbitale p vide pour que la résonance ait lieu.
À observer
- Les lobes sp³ atteignent 109,5° ; les lobes sp² sont coplanaires à 120° ; les lobes sp sont colinéaires à 180° — le rapport de mélange n s + m p fixe l’angle.
- Un carbone sp² garde toujours une orbitale p libre ; l’alignement de p voisines est précisément la condition de résonance et d’hyperconjugaison.
Explication
L’hybridation est une comptabilité de la base de valence : mélanger un s avec k orbitales p donne k+1 lobes équivalents à géométrie de répulsion minimale — et laisse 3−k orbitales p pures. Ce système p résiduel explique la résonance ( ↔ ) et l’hyperconjugaison (don σ C–H vers un p ou π* voisin), la même comptabilité électronique que la description CIP des centres stéréogènes.
Histoire de l’expérience
Chimistes associés
Sujets liés
Expérience virtuelle : un modèle simplifié pour construire l’intuition. Elle ne remplace ni le travail réel en laboratoire ni la formation à la sécurité ; ne la reproduisez pas chez vous sans encadrement.