La couche d’ozone, bouclier anti-UV
Comparez l’UV solaire au sommet de l’atmosphère et au sol, puis lisez la section efficace d’absorption de l’ozone.
Objectif
Quantifier la part des UV-C et UV-B éliminée par la couche d’ozone et relier le creux aux bandes de Hartley et Huggins.
Matériel et réactifs
Deux panneaux spectraux : irradiance solaire 200–400 nm avec et sans ozone, et section efficace d’absorption de en échelle logarithmique.
Procédure
- Dans la première vue, comparez les deux courbes sous 280 nm : la courbe au sol est quasi nulle — les UV-C ne nous atteignent jamais.
- Suivez la courbe au sol dans 280–315 nm (UV-B) : elle monte raide mais reste bien sous la courbe du sommet de l’atmosphère.
- Passez à la vue de la section efficace : repérez le maximum de Hartley vers 255 nm et la queue de Huggins plus faible vers 350 nm.
À observer
- Quasiment 100 % des UV-C (< 280 nm) et ≈ 90 % des UV-B sont éliminés avant la surface ; les UV-A passent presque intacts.
- La section efficace culmine à cm²/molécule vers 255 nm — assez grande pour qu’une couche d’à peine ≈ 3 mm aux CNTP protège toute la planète.
Explication
L’UV absorbé photolyse l’ozone : (bande de Hartley, λ < 310 nm), puis le régénère — le cycle de Chapman. L’énergie de chaque photon devient chaleur, ce qui explique que la stratosphère soit plus chaude en haut. Si diminue (p. ex. sous la catalyse du chlore issu des CFC), les UV-B transmis croissent exponentiellement car l’absorption suit Beer–Lambert : une perte de 10 % d’ozone augmente les UV-B au sol d’environ 12 %.
Chimistes associés
Expérience virtuelle : un modèle simplifié pour construire l’intuition. Elle ne remplace ni le travail réel en laboratoire ni la formation à la sécurité ; ne la reproduisez pas chez vous sans encadrement.