Classe 10
Forces intermoléculaires (van der Waals, liaison hydrogène)
Dispersion de London, attractions dipôle–dipôle et liaison hydrogène influencent ébullition, fusion et solubilité ; elles agissent entre particules, non comme liaisons covalentes internes.
IntuitionIntuition : particules et changement
L’eau forme des gouttes sur certaines surfaces et bout bien plus haut que de petites molécules comparables. Les attractions intermoléculaires expliquent ces observations.
ScolaireNiveau scolaire : modèles et règles
Définition: Idée clé
Les forces intermoléculaires sont des attractions entre molécules ou particules distinctes. Chacune est souvent plus faible qu’une covalence, mais leur somme influe fortement sur les propriétés macroscopiques.
Les forces de dispersion de London proviennent des fluctuations de densité électronique et existent dans toutes les particules. Elles croissent avec la polarisabilité et souvent la surface de contact.
| Force | Entre | Tendance |
|---|---|---|
| Dispersion de London | tous les atomes et molécules | croît avec taille et polarisabilité |
| Dipôle–dipôle | dipôles permanents | plus forte que la dispersion à masse comparable |
| Liaison hydrogène | H lié à N/O/F et doublet libre de N/O/F | la plus forte des trois |
Exemple: Exemple résolu
Pourquoi l’eau, petite molécule, a-t-elle un point d’ébullition élevé ?
Solution
Les molécules d’eau forment de nombreuses liaisons hydrogène. L’ébullition les sépare sans rompre les covalences O–H internes.
Exemple: Deuxième exemple
NH₃ (M = 17) bout à −33 °C, PH₃ (M = 34) à −88 °C. Pourquoi ?
Solution
NH₃ forme des liaisons hydrogène alors que PH₃ n’a que de faibles forces de dispersion — malgré sa masse plus grande, les attractions sont plus faibles.
Des dipôles permanents s’attirent. La liaison hydrogène est une interaction directionnelle marquée entre H lié à N, O ou F et un doublet libre porté par N, O ou F.
Comparer CH₄, NH₃, H₂O et HF illustre l’effet : les trois molécules à liaisons hydrogène ont des points d’ébullition bien plus élevés que leurs voisins de masse proche.
UniversitaireApprofondissement
À un niveau plus approfondi, classez les observations selon les particules et les invariants. Choisissez le modèle le plus simple qui rende compte des mesures.
Exemple: Exemple de calcul / d’application
Pourquoi le butane (C₄H₁₀, ébullition −0,5 °C) bout-il plus haut que le propane (C₃H₈, ébullition −42 °C) ?
Solution
Les deux sont apolaires et n’ont que des forces de dispersion de London. Le butane a plus d’électrons et une chaîne plus longue (plus grande surface de contact), d’où une dispersion plus forte.