IntuitionIntuition : une pile qui fonctionne à l’envers
Une pile produit de l’électricité à partir d’une réaction spontanée. Dans l’électrolyse, une source extérieure pousse les électrons en sens inverse et force une réaction non spontanée, comme la décomposition de l’eau. L’oxydation a toujours lieu à l’anode et la réduction à la cathode, mais l’anode est maintenant le pôle positif et la cathode le pôle négatif.
Voltamètre de Hofmann 3D : l’hydrogène s’accumule dans le tube de gauche et l’oxygène dans celui de droite ; les volumes s’affichent dans le coin.
Changez l’intensité et la durée. Le volume de HX2 est toujours le double de celui de OX2 et croît proportionnellement à la charge It.
ScolaireNiveau scolaire : la loi de Faraday
n(e−)=FIt,m=zFMIt,F=96485C/mol
Exemple: Cuivrage
Un courant de 2,0 A traverse une solution de CuSOX4 pendant 30 min. Quelle masse de cuivre se dépose à la cathode ?
Solution
Q=It=2,0×1800=3600 C donc n(e−)=3600/96485=0,0373 mol. CuX2++2eX−Cu demande 2 électrons par atome : n(Cu)=0,0187 mol et m=0,0187×63,55≈1,19 g.
Lors de l’électrolyse de l’eau : 2HX2O+2eX−HX2+2OHX− à la cathode et 2HX2OOX2+4HX++4eX− à l’anode. Il faut quatre électrons pour un OX2 mais deux seulement pour un HX2, d’où le rapport de volumes 2 : 1.
UniversitaireNiveau universitaire : la corrosion comme pile court-circuitée
La rouille est une minuscule pile à la surface du fer. Là où le fer est à nu, il joue le rôle d’anode, FeFeX2++2eX− ; ailleurs, où il y a de l’oxygène et de l’eau, a lieu la réaction cathodique OX2+2HX2O+4eX−4OHX−. Les produits donnent Fe(OH)X2 puis l’oxyde de fer(III) hydraté, la rouille.
Pour protéger le fer, on le recouvre (peinture, zinc) ou on le relie à un métal plus facilement oxydable comme le zinc ou le magnésium : l’« anode sacrificielle » se corrode à sa place. Le zinc convient car E∘(ZnX2+/Zn)=−0,76 V est inférieur à E∘(FeX2+/Fe)=−0,44 V.