Catalyse enzymatique : la courbe de Michaelis–Menten
Tracez la vitesse initiale v d’une réaction enzymatique en fonction de la concentration en substrat et observez pourquoi la courbe sature à Vmax.
Objectif
Lire et sur la courbe et les relier à l’affinité enzyme–substrat et à la quantité d’enzyme.
Matériel et réactifs
Paillasse virtuelle : solution mère de substrat, enzyme de type catalase, chronomètre et lecture de ; la simulation fournit la courbe complète.
Procédure
- Commencez avec le jeu de référence (Km = 1,0 ; Vmax = 1). Survolez [S] = Km et vérifiez que v = Vmax/2.
- Passez à Km = 4,0 (faible affinité) : quelle quantité de substrat faut-il pour atteindre la moitié de Vmax ?
- Comparez Km = 1,0 ; Vmax = 0,5 à la référence : qu’est-ce qui ne change pas, qu’est-ce qui diminue ? Reliez cela à une division par deux de l’enzyme.
- Pour chaque jeu, estimez l’efficacité apparente quand [S] → 0 : elle tend vers Vmax/Km.
À observer
- À faible [S], la courbe est quasi linéaire de pente Vmax/Km ; à forte [S], elle s’aplatit car tous les sites actifs sont occupés.
- Passer Km de 1,0 à 4,0 décale le point de demi-saturation quatre fois vers la droite sans modifier le plateau.
- Diviser Vmax par deux abaisse le plateau mais laisse Km — la concentration de demi-saturation — inchangé.
Explication
L’enzyme E lie le substrat S de façon réversible pour former ES, qui libère le produit : . Quand la plupart des sites actifs sont libres, doubler [S] double presque v. Quand [S] ≫ Km, tous les sites sont occupés et la vitesse plafonne à : seul un ajout d’enzyme l’augmente. est la concentration de substrat donnant la moitié de cette vitesse ; un Km faible signifie une liaison efficace même à bas [S].
Histoire de l’expérience
Chimistes associés
Expérience virtuelle : un modèle simplifié pour construire l’intuition. Elle ne remplace ni le travail réel en laboratoire ni la formation à la sécurité ; ne la reproduisez pas chez vous sans encadrement.